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Consultative Group on International Agricultural Research
 
Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale :
Promouvoir des partenariats pour mettre la science au service du développement
 

La désertification et la dégradation des sols sont des problèmes d’envergure planétaire qui ont des répercussions négatives sur les conditions de vie et les moyens de subsistance de plus d’un milliard de pauvres dont la survie dépend de l’agriculture dans la majorité des cas. Le processus de désertification touche 115 pays. Les sols, ressources fondamentales et vitales pour une agriculture productive, se dégradent dans des proportions considérables. Déjà 70 % des parcours pastoraux, 40 % des terres agricoles non irriguées et 30 % des terres irriguées dans le monde entier sont touchés par l’érosion, la salinisation, le tassement des sols et autres formes de dégradation. Ces problèmes sont particulièrement aigus en Asie et en Afrique subsaharienne.

Le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR/GCRAI) est une alliance stratégique et fournit un appui à un réseau de 16 centres internationaux de recherche agricole (CIRAs) qui utilisent les sciences agronomiques et de l’environnement pour réduire la pauvreté, améliorer les conditions de vie des populations, promouvoir la croissance agricole et protéger l’environnement. Les banques de gènes du CGIAR détiennent en fiducie, pour le compte de tous les habitants de la planète, plus de 533 000 échantillons de ressources génétiques agro-forestières, de tubercules et de racines fourragères. Ces ressources uniques permettent aux sélectionneurs de travailler à la mise au point de variétés à haut rendement qui résistent à la sécheresse, aux parasites et aux insectes mais prospèrent sur des sols appauvris et dégradés. Les chercheurs et les partenaires du CGIAR s’efforcent, dans un cadre axé sur la fourniture de biens publics, d’élaborer toute une gamme de nouvelles technologies agricoles et à promouvoir de meilleures politiques pour faire face aux problèmes complexes que pose la dégradation des écosystèmes. Par exemple :

Les chercheurs du Centre international de recherche agricole dans les régions sèches (ICARDA) se fondent sur le savoir des populations autochtones pour améliorer les techniques de récupération d’eau dans les zones arides ; leurs travaux ont permis d’accroître le rendement du blé en Syrie. (www.icarda.org)
L’Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides (ICRISAT), en Inde, a mis au point des techniques novatrices qui utilisent des structures de conservation des sols et de l’eau bon marché pour lutter contre les sécheresses périodiques qui sont la principale cause de la faiblesse des rendements dans les zones sèches des tropiques. Le programme des zones marginales des déserts a entrepris de mettre au point des pratiques de gestion durable des sols qui contribuent à inverser le processus de désertification. (www.icrisat.org)
Les chercheurs du Centre international d’amélioration du maïs et du blé (CIMMYT), au Mexique, ont produit deux variétés de maïs — Grace et Zm521 — qui ont un rendement supérieur de 30 à 50 % à ceux des variétés traditionnelles et qui sont bien adaptées aux fréquentes périodes de sécheresse et aux sols appauvris de l’Afrique septentrionale. (www.cimmyt.org)
Le Centre du riz pour l’Afrique a mis au point de nouvelles variétés de riz pour le continent (NERICA) qui ont un meilleur rendement en Afrique subsaharienne et résistent mieux à la sécheresse et à l’acidité des sols. (www.warda.org)
Le World Agroforestery Centre, au Kenya, a pris la direction d’efforts visant à accroître la fertilité des sols en encourageant la culture de légumineuses fixatrices d’azote (sesbania) ; les chercheurs du centre ont également entrepris d’élaborer des pratiques culturales pour remplacer l’agriculture sur brûlis qui a des effets très nocifs puisqu’elle réduit la diversité biologique des sols et contribue au réchauffement de la planète. (www.worldagroforestrycentre.org)
L’Institut international de gestion de l’eau (IWMI), basé au Sri Lanka, cherche à accroître la productivité de l’eau utilisée dans l’agriculture en poursuivant des projets d’irrigation favorables aux pauvres et a entrepris une évaluation détaillée de la situation pour aider les responsables à prendre des décisions d’investissement et des mesures avisées en mettant des données et des moyens d’action à leur disposition. (www.cgiar.org/iwmi)

Dans un monde où 75 % des pauvres dépendent de l’agriculture pour leur survie, il est crucial d’exploiter les connaissances nouvelles pour créer des technologies agricoles qui stimulent la croissance et réduisent la pauvreté, et d’utiliser avec plus de mesure des ressources naturelles de plus en plus réduites.

Les chercheurs du CGIAR et leurs collaborateurs témoignent depuis plus de 30 ans de l’importance des partenariats établis pour mettre la science au service du développement. Leurs efforts complètent et appuient pleinement ceux qui s’inscrivent dans le cadre de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD).

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