PREFACE
The “Rio Conventions”:
Sustainable development through action on biodiversity,
climate change and desertification
Sustainable development - the satisfaction of current
human needs without depleting the natural resource
base for future generations - is perhaps the greatest
challenge facing humanity today. Much thought and
debate has gone into elaborating this vital concept.
But how do we actually get there? What practical steps
can governments and civil society take to translate
the concept of sustainable development into reality?
Fortunately, many of the tools and actions for promoting
sustainable development are available through the
so-called Rio conventions: The Convention on Biological
Diversity, the United Nations Framework Convention
on Climate Change and the United Nations Convention
to Combat Desertification.
The 1992 Rio Earth Summit promoted these conventions
as global strategies for addressing the complex interactions
amongst human and natural systems. These systems,
and the physical processes of biodiversity loss, climate
change and desertification, are intimately intertwined.
They are all different aspects of the same problem
- the unsustainable exploitation of the earth’s
resources.
The central role of the three conventions was reconfirmed
at the World Summit on Sustainable Development, which
was held in Johannesburg in August 2002 to assess
progress since Rio. The Johannesburg summit adopted
a Plan of Implementation that strengthens the conventions’
mandates for promoting the sustainable development
agenda over the next decade.
Because the human societies and natural environments
of the drylands are particularly vulnerable to climatic
and economic pressures, the Plan recognizes the Convention
to Combat Desertification as a vital tool for poverty
eradication. It emphasizes the need to help dryland
communities help themselves and to build partnerships
between affected countries and the donor community.
For this reason, the World Summit also called for
making land degradation projects eligible for funding
under the Global Environment Facility.
The Summit also stressed the need to accelerate action
under the Climate Change Convention and its Kyoto
Protocol. Reducing emissions of carbon dioxide and
other greenhouse gases will require governments to
engage industry, local communities and individuals
in ambitious efforts to change consumption and production
patterns. It will also demand greater collaboration
between developed and developing countries. Progress
over the next decade is crucial.
The Johannesburg Summit made further commitments
aimed at strengthening the Convention on Biological
Diversity. It committed governments to reducing significantly
the current loss of biodiversity by 2010, sought to
strengthen the links between ecosystem management
and poverty alleviation, and recognized the important
inter-linkages between biodiversity and water, energy,
agriculture and health in the context of sustainable
development. The Summit also called for providing
financial and technical support, particularly to developing
countries; strengthening capacity-building and scientific
and technical cooperation; and creating synergies
with other international agreements, in particular
those related to trade.
Together, the Rio conventions offer a sound platform
for promoting sustainable development over the coming
decade. Their practical toolkits, their emphasis on
partner-ships, and their mutual collaboration show
the way forward. Accelerating action under the three
agreements will go a long way towards meeting the
goals of the Johannesburg Summit.
“Les Conventions
de Rio”: le développement durable par
des actions sur la biodiversité, les changements
climatiques et la désertification
Le développement durable - c’est à
dire pallier aux besoins actuels de l’humanité
sans pour autant hypothéquer la base des ressources
naturelles indispensables aux générations
futures- constitue le plus grand défi auquel
il nous faut faire face de nos jours. Ce concept crucial
a fait l’objet d’abondant débats
et a généré de nombreuses idées.
Mais comment le mettre concrète-ment en œuvre
? Quelles mesures concrètes les gouverne-ments
et la société civile peuvent ils entreprendre
pour traduire ce concept en réalité
tangible?
Heureusement, des outils pratiques ainsi que des
actions concrètes spécifiquement conçues
pour la promotion du développement durable
sont disponibles dans le cadre des Conventions dites
de Rio: la Convention sur la diversité biologique,
la Convention cadre des Nations Unies sur les changements
climatiques et la Convention des Nations Unies sur
la lutte contre la désertification.
Le Sommet de la Terre tenue à Rio en 1992
a conçu ces trois conventions dans le cadre
d’une stratégie globale visant à
cibler les interactions complexes entre les systèmes
humain et naturel. Ces systèmes ainsi que les
processus physiques de perte de la biodiversité,
des changements climatiques et de la désertification
sont intimement liés. Tous ces phénomènes
constituent les aspects divers d’un même
problème : l’exploitation non durable
des ressources de la terre.
Le rôle central des conventions de Rio a été
confirmé lors du Sommet Mondial sur le développement
durable, qui s’est tenu à Johannesburg
en Août 2002 dans le but d’évaluer
les progrès réalisés depuis Rio.
Le sommet de Johannesburg a adopté un Plan
de mise en œuvre qui renforce le mandat de ces
conventions pour promouvoir le développement
durable au cours de la prochaine décennie.
Tenant compte de la vulnérabilité des
écosystèmes et des communautés
des zones arides aux pressions clima-tiques et économiques,
le Plan identifie également la Convention sur
la lutte contre la désertification comme un
instrument premier pour l’éradication
de la pauvreté. Il souligne à cet égard
la nécessité de venir en aide aux communautés
vivant dans les zones arides, pour qu’elles
puissent mieux se prendre en charge et établir
des par-tenariats entre les pays affectés et
la communauté de donateurs. Pour cette raison,
le Sommet mondial a également invité
le Fonds pour l’Environnement Mondial à
désigner la dégradation des terres comme
un nouveau domaine d’intervention du fonds.
Le Sommet de Johannesburg a également souligné
la nécessité d’accélérer
les actions entreprises dans le cadre de la Convention
sur les changements climatiques et du Protocole de
Kyoto. La réduction des émissions de
dioxydes de carbone et autres gaz à effet de
serre requiert des gouvernements une implication des
industries, des commun-autés locales ainsi
que des individus dans un effort ambitieux visant
à modifier les modèles de con-sommation
et de production. Ceci nécessitera également
une coop-ération accrue entre les pays développés
et en voie de développe-ment. Les progrès
pour la décennie à venir seront cruciaux.
Le Sommet de Johannesburg a également pris
de nou-veaux engagements en vue du renforcement de
la Convention sur la diversité biologique.
Il a engagé les gouvernements sur la voie d’une
réduction considérable de la perte de
biodiversité, d’ici l’an 2010.
Il a également cherché à renforcer
les liens entre la gestion de l’éco-système
et l’allégement de la pauvreté,
prenant conscience de l’importance des interactions
entre la biodiversité, l’eau, l’énergie,
l’agriculture, et la santé dans le contexte
du développement durable. Le sommet a particulièrement
appelé à la mise en place de dispositions
pour un soutien financier et technique destiné
essentiellement aux pays en développement,
le renforcement de capacité, la coopération
scientifique et technique et la création de
synergies avec d’autres accords internationaux,
en particulier les accords commerciaux.
Ensemble, les Conventions de Rio offrent une base
optimale pour favoriser le développement durable
au cours de la prochaine décennie. Leurs divers
instruments de mise en oeuvre, la place privilégiée
qu’elles réservent au concept de partenariat
ainsi que leur collaboration croissante nous indiquent
la voie à suivre. La mise en œuvre d’actions
envisagées dans le cadre de ces trois conventions
permettra assurément d’atteindre les
objectifs fixés par le Sommet de Johannesburg.
Hamdallah Zedan
Executive Secretary / Secrétaire exécutif
CBD Secretariat / Secrétariat de la CDB
Joke Waller-Hunter
Executive Secretary / Secrétaire exécutive
Climate Change Secretariat/Secrétariat / Changements
climatiques
Hama Arba Diallo
Executive Secretary / Secrétaire exécutif
UNCCD Secretariat / Secrétariat de la CCD |